Date de création : 14.02.2014
Dernière mise à jour :
28.02.2014
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Partie 2
Phénomène dû au fort
coefficient : exemple du
mascaret
I. Notions de base.
1) Définition
Le mascaret est un phénomène naturel apparenté à celui de la marée. Il se manifeste par une suite de vagues (déferlante ou pas). Il nait à l'embouchure de certains fleuves et remonte vers leur source lors de la rencontre du flux de la marée montante et de la masse descendante du fleuve.
2 ) Conditions de formation
Le mascaretest un phénomène assez rare car il y a certaines conditions particulières afin qu’il se produise.
- Conditions de marée :
La marée doit être basse mais il arrive aussi que ce phénomène se forme à marée montante. La marée montante est retardée par le courant de la rivière ensuite la marée monte par paliers (de 5 à 10 cm). La marée doit avoir une forte amplitude et le coefficient de marée doit être assez important, en général supérieur à 100 , il arrive parfois qu’un coefficient de 80 soit suffisant. Cela se produit principalement lors des marées de vives-eaux ( Nouvelle et Pleine Lune) et surtout au moment des marées d’équinoxe ( moment de l’année ou la durée du jour est égale à celle de la nuit ).
- Condition géologique du fleuve :
Le fleuve doit avoir les bords en pente douce et un fond assez plat (si le font est d’un coup plus profond , la vague peut disparaitre mais réapparaître plus loin). Le marnage doit être important à l’embouchure du fleuve. Le niveau d’eau doit être faible.
- Condition géologique pour un estuaire :
L'estuaire doit être en forme d'entonnoir, assez large et peu profond (2 à 4 mètres de profondeur). La forme d'entonnoir de l'embouchure provoque l'augmentation de la taille de la vague au fur et à mesure que le mascaret rentre dans les terres.
D'autres facteurs moins importants entrent aussi en jeu, tels que la direction du vent ainsi que la pression atmosphérique ( poids de la masse d’air au sol ), qui peuvent accélérer et renforcer le phénomène.
3) De quoi est-il constitué ?
Le mascaret est constitué d’une suite de vagues similaire à de la houle. Il y en a généralement 4 à 5 grosses pouvant atteindre 3 mètres de hauteur espacées d'environ 10 mètres. Cependant, il existe des exceptions avec des vagues allant jusqu’à 9 mètres, mais cela reste très rare. Ces vagues sont suivies par une zone très mouvementée. L'ensemble se déplace à une vitesse qui dépend de la profondeur, soit environ de 15 à 30 km/h suivant les endroits.
(http://archaero.com)
On voit sur cette image le mécanisme d’un mascaret, à gauche on observe le courant habituel du fleuve qui va vers la droite, et à droite on distingue le mascaret qui va vers la gauche et remonte le fleuve.